LES JEUDIS DU MUSEE : 4 Mai 1947, FEU aux arènes
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FEU AUX ARENES, oui , mais pourquoi ? par Joêl Bartolotti
Le 4 mai 1947, Jules André et Vicente Jorda qui dirigent les arènes d’Arles ont prévu un cartel modeste, d’après-guerre : Martín Vázquez, Aguado de Castro (futur banderillero arlésien) et El Yoni contre des Yonnet. Les trois toreros sont refoulés par nos autorités à la frontière franco-espagnole. Le jour de la corrida, en fin de matinée, l’empresa a modifié l’affiche. Après nombreuses tergiversations et stériles discussions, les Mexicains Cañitas et El Colombiano se présentent pour le paseo retardé jusqu’à 16 h 30. Ils sont accompagnés de deux peones. Il n’y a pas de picadors, Ballesteros le troisième homme est resté chez lui et le banc présidentiel est désert….La foule commence à s’impatienter et jette en piste des objets divers, arrachant chaises et bancs et y mettant le feu. Il n’y a pas de haut parleur pour calmer les émeutiers. Le Maire, Cyprien Pillol, malade, se rend cependant aux arènes dans une voiture privée équipée de hauts parleurs. Il rassure le public quant au remboursement des billets, car la course est annulée, et parvient à ramener le calme. L’incendie sera éteint et les billets remboursés. L’affaire se terminera au commissariat de police où seront entendus les divers protagonistes des incidents. Ballesteros le torero défaillant fera même un petit séjour derrière les barreaux. Un jour on a donc brulé les arènes d’Arles ! En 737, Charles Martel qui avait chassé les Sarrasins de Nîmes et démoli la sœur romaine d’Arles n’avait pas pu bruler les arènes ni la Maison Carrée…..