LES JEUDIS DU MUSEE : 1943,une double cocarde d'or
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LES JEUDIS DU MUSÉE : 1943, une double Cocarde d’Or
La page Facebook « El Toreo y su sombra » partage des images d’archives taurines espagnoles et françaises, sans toutefois avoir les informations nécessaires à leur valorisation. Les Jeudis du musée prennent la main :
Une photo des arènes d’Arles pleines à craquer lors d’une course camarguaise a attiré mon attention l’ayant déjà rencontrée, mais sans la retenir et cela bien avant qu’une idée de musée taurin à Arles suscite la création de notre association AMTA. Elle refait surface sur un site espagnol et a été relayée par bon nombre d’aficionados français, sans doute tous attirés par la perspective en plongée, par une foule attentive, par la multitude accrochée aux gradins avec en fond le couvent Saint Césaire.
Une telle foule en 1943 ne peut être réunie que pour une Cocarde d’Or, parions donc que nous sommes soit le 4, soit le 5 juillet, car cette « cocarde » se déroula sur deux jours et le plein absolu fait pencher mon intuition vers le 5 juillet, jour de finale, de remise des prix ! Nous sommes en pleine guerre et les possibilités de se distraire sont rares. Li Biou fédèrent et rassemblent. La course n’aura pas lieu en 1944, Arles sera sous les bombardements.
Deux autres documents sont arrivés dans les collections de l’association : le programme du 4 juillet (première épreuve) et la photo des vainqueurs après la remise des prix le 5.
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La Course est présidée par Mr Loyer, président de la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF) et sous le patronage des sociétés taurines d’Arles, elle est organisée par le Comité permanent des fêtes de charité et la municipalité arlésienne dans le cadre des « grands galas taurins de la cocarde d’or ».
La première journée est animée par les taureaux de la Super Royale de la manade de Marcel Delbosc (ex Granon, qui deviendra Lafont puis Nicolin ) dont le quatrième cocardier « Sarraie » fera sensation avec son raseteur Charles Fidani . Les deux se placeront sur le podium dés ce quart d’heure.
Le lundi 5 juillet, peut être le jour de la photo, c’est la super Royale de Mr Aubanel de Baroncelli des Saintes Maries de la Mer. Elle fut décevante et vit la décision de tripler les points et de primer exagérément les attributs. « Une petite fortune tomba dans l’escarcelle du raseteur Lavolle » ( dixit André Chamand).
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Le vainqueur fut donc Charles Fidani, le second Lavolle et le troisième sera Lucien Volle qui reçut aussi le prix des arlésiens pour sa première participation. Lucien Volle sera lauréat sept fois de la Cocarde d’Or et son record ne sera dépassé que par Christian Chomel et aussi par Joachim Cadenas cette année.
André Chamand, auteur de « 75 années de Cocarde d’Or » décrit avec minutie ses deux journées et son livre doit être dans toutes les bibliothèques taurines. Deux opuscules existent sous forme de livrets "mémoire", les 50 ans et les années 1928-2006 vendus lors de soirées consacrées à la Cocarde d’Or par la ST La Muleta et les Clubs taurins réunis du Pays d’Arles ( 2004-2015).
Le futur site du musée taurin en construction au sein de l’AMTA rassemble en ce moment tous les documents ayant trait à cette unique course à la cocarde. Un de nos totems !
Evelyne Lanfranchi Monleau
secrétaire de l’AMTA et archiviste à ses heures.