LES JEUDIS DU MUSEE : Les arènes d'Arles au XIXe siècle
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Les Arènes d’Arles au XIXe siècle, par Robert Régal
Les travaux de déblaiement des constructions parasites et de restauration de l’amphithéâtre, depuis longtemps préconisés (depuis Henri IV et même François 1er !), n’ont débuté qu’au début du XIXe siècle sous l’impulsion du baron de Chartrouse, maire de l’époque. Cette photographie, prise en direction de la porte sud, montre des “gradins” encore en piteux état et bien précaires et inconfortables. S’ouvrent les bouches noires cintrées de plusieurs vomitoires. Un résidu d’escalier débouche sur rien. La piste, bien au-dessous du podium romain, plus bas en tout cas que le ruedo actuel, aurait besoin du passage méticuleux de bons areneros ! Quelques plaques de bois (?), appuyées sur le mur ancien, quoique très espacées, servent peut-être d’éventuels refuges illusoires en cas de lâcher de taureaux dans le cirque.
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Même point de vue mais changement de décor. Le bon peuple arlésien a le sens de la fête. Des oriflammes ont été dressés au sommet des arcades. Il y a foule endimanchée sur les “étagères”, avec nombreux chapeaux haut-de-forme. En piste cinq à six groupes de farandoleurs (pas de femmes !) s’agitent au son des fifres et tambourins. Pourquoi cette effervescence ? Arles sait recevoir et honore ce jour le passage de Napoléon III et de l’Impératrice. On aperçoit Leurs Majestés dans une tribune improvisée, à droite, en contre-bas de la tour ouest, lui couvert de son célèbre bicorne, elle sous une ombrelle. C’était le 8 septembre 1860.
(Lithographie d’Edmond Morin, d’après une photographie tirée de l’album offert à l’Empereur par M. Roman)
Histoire et évolution des arènes d'Arles seront évoquées dans notre musée virtuel au chapitre " les arènes d'Arles" avec une conséquente collection de gravures et de cartes postales.