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LES JEUDIS DU MUSÉE TAURIN D’ARLES : Jour de Marie, Jour de Toros.
Le 15 août est une fête mariale par excellence, elle recouvre une importance majeure en Corse. En effet, les luttes claniques cessèrent quand l’île passa sous l’égide de la Vierge Marie. D’une manière païenne, les ferias Dax et Béziers (sa célébrissime Miurada à cette date) s’y déroulent. Un autre rendez vous incontournable en course libre était la Royale de la manade Laurent aux Saintes Maries De la Mer.
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Le toro Caraque fut un Lafont de naissance, un Laurent d’adoption. Ses qualités de vivacité et d’anticipation lui font intégrer la royale des Marquises à l’aune des années 1960.
L’homme André Soler, natif de Grans, il débute en blanc, il a 17 ans, nous sommes en 1955. Pendant une décade, il survolera la Course Libre : 6 trophées des As, 4 Palmes d’Or, 3 Cocardes d’Or avec un passage « obligé » par la guerre d Algérie…
Le jour 15 Août 1962, Roger Pascal, Francis Canto, André Soler défilent pour la capelado sur la piste saintoise, les locaux sont : Flandrin et Féraud. La royale est composée de Biterrois, Grasilho, Ramoneur,Tigre, Fafet et Caraque.
C’ est l’ultime de l’après midi, la course se termine en apothéose tous les attributs sont enlevés. Soler, torse nu, pieds nus, traverse la piste main posé sur le frontal, définition en image du Temple « un sens si profond et exigeant de la cadence » (Marc Thorel). Le photographe René George immortalise le moment dans un cliché clair obscur digne du Caravage.
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Cette temporada verra Caraque Biou d’Or, André gagnera la Palme d’Or et le Trophée des As.
Caraque fera sa dernière course en 1966 dans la piste santenque, Dédé l’avait précédé en 1965 à Lunel.
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Jacques Lanfranchi, vice-président et archiviste de l’AMTA