LES JEUDIS DU MUSEE TAURIN D'ARLES : Cavaliers hybrides
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LES JEUDIS DU MUSÉE TAURIN d’ARLES : Cavaliers « hybrides ».
L’adjectif hybride s’applique à quelque chose qui est composé de plusieurs éléments ; pour les animaux et les plantes, cela peut être le résultat d'un croisement.
Deux faits majeurs concernent la substitution de têtes sur des statues ou images de cavaliers.
Gonzalo Fernandez de Cordoba y Enriquez de Aguilar, alias Gonzalvo de Cordoba dit « le gran Capitan ».
Parmi ses faits d’armes, il chassa les français du royaume de Naples, il négocia la reddition de Granada avec son dernier émir Boabdill, signifiant la fin de la Reconquista.
Il est immortalisé, en groupe équestre depuis 1923 sur la place de las Tendillas à Cordoue. Le sculpteur Mateo Inurria Lainosa a représenté la tête du héros du XV ième siècle par celle de Rafael Molina Sanchez « Lagartijo » torero célèbre de Cordoba né en 1841 ! Premier Calife taurin de l’ Histoire. A sa décharge, l’artiste était spécialiste du nu féminin.
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Le 3 Mars1956 , l’industriel Paul Ricard devient éleveur de toros de combat, son bayle est le razeteur Charles Fidani, son gardian Marius Lescot. Beaucoup de publicités pour le domaine sont aujourd’hui des collectors, l’une des plus connues est celle intitulée « Charles Fidani le célèbre caballero de la manade Ricard » référence à la carrière de rejoneador que fit l’as du crochet de 1947 à 1971 notamment avec l’organisateur de spectacles Joseph Calais.
Hasard ou pas de l Histoire, la tête du cavalier est celle de Mr Ricard ! Evocation de ses pesades avec Sultan sa première monture ?
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« Celui qui n’a jamais perdu la tête, c’est qu'il n’a pas de tête à perdre » ( Marcel Achard académicien).
Jacques Lanfranchi, archiviste et vice-président de l’AMTA